Le lin textile
De la graine au tissu…
Description
Famille : Linaceae
Espèce : Linum usitatissium
Le lin est une plante annuelle à croissance rapide qui a pour principale origine les régions du Sud-Est de
Aujourd’hui, la production de lin fibre est localisée majoritairement en Europe, avec 2/3 de la production mondiale cultivée sur
Conduite culturale
Les principales étapes de la production de lin sont les suivantes :
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Mars-Avril |
Mai |
Juin |
Juillet |
Juillet-Août |
Août-Septembre |
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Semis |
Levée |
Floraison |
Arrachage |
Rouissage |
Rentrée des pailles |
· Place dans la rotation
La pression parasitaire est relativement importante sur le lin, notamment celle exercée par les champignons du sol. Afin d’éviter la prolifération de ces parasites, il est important de respecter une rotation de 6 à 7 ans entre deux cultures de lin.
Le précédent idéal sera une céréale pour laquelle les pailles auront été enlevées de la parcelle.
· Travail du sol
Du fait de la petite taille des graines, le lit de semence devra être finement travaillé en surface, mais conservant un caractère motteux et rappuyé en profondeur.
Ce sont les conditions nécessaires pour obtenir une germination régulière et rapide des graines.
Le sol devra être bien structuré en profondeur afin de favoriser un enracinement profond. Le lin est très sensible aux différences de structures, un sol tassé entraînant l’asphyxie de la plante alors qu’un sol soufflé entraîne un mauvais enracinement.
· Semis
Le semis est réalisé au printemps, en général entre le 15 Mars et le 10 Avril, à l’aide d’un semoir conventionnel. La levée s’effectue 8 à 15 jours plus tard. L’interligne préconisé est de
L’optimum de peuplement final se situe aux alentours de 2 000 plantes/m², mais varie en fonction des variétés et de la nature des sols. A cet objectif devront être ajoutés la perte due au pouvoir germinatif des graines et une estimation des pertes à la levée pour nous permettre de calculer notre dose de semis.
· Choix variétal
Le liniculteur devra choisir ses variétés en fonction de différents critères qu’il aura à hiérarchiser en vu de trouver la variété la plus adaptée. Parmi ces critères, les plus importants sont la tolérance aux maladies, le potentiel de rendement, la précocité et la nature des sols présents sur son exploitation.
· Fertilisation
Le lin a de faibles besoins en azote, dont l’apport en excès augmente le risque de verse. Il est important pour le producteur d’adapter sa minéralisation à la nature de ses sols et aux reliquats présents.
Concernant la fumure de fond, il suffit d’apporter une fumure d’entretien car une grande partie de la potasse et du phosphore absorbée par le lin est restituée au cours du rouissage.
· Protection phytosanitaire
Désherbage : Il est indispensable pour l’agriculteur d’éliminer les adventices, car non seulement ces dernières concurrencent la culture en eau et en éléments nutritifs, mais elles se retrouvent aussi lors du teillage dans les fibres, abaissant la valeur marchande de celles-ci.
On réalise en général deux désherbages, l’un au stade
Maladies :
- Fusariose (Fusarium oxysporum lini) : Favorisée par des sols acides, une forte humidité et des températures chaudes, la contamination se fait uniquement par le sol. Elle se traduit par le développement sur les racines ainsi que sur la base des tiges, de mycélium blanchâtre. La propagation de ce mycélium dans le sol s’effectue lors du rouissage à terre des pailles. Aucun produit chimique ne permet actuellement de lutter contre cette maladie, il faut donc respecter une rotation longue, utiliser des variétés résistantes et bien nettoyer le matériel d’arrachage, vecteur de contamination.
- Mort-lin : Due à Phoma linicola ou à Ascochyta linicola, cette maladie peut provoquer de très lourds dégâts. Le seul moyen de lutte autorisé actuellement est la désinfection des semences.
- Brûlure : C’est un champignon qui dessèche les racines et brunit les feuilles du lin. Il se développe majoritairement dans les sols légers. Le choix d’une variété résistante reste le seul moyen de lutter contre cette maladie.
Ravageurs :
- Altises : L’attaque a en général lieu au moment de la levée, lorsque le temps est sec. Un passage d’insecticide est recommandé au stade
- Thrips : Les thrips sont de minuscules insectes allongés de couleur brun-noir, aux ailes linéaires et frangées. Ils apparaissent par temps sec sur le lin et à tout moment du cycle de végétation. L’intervention phytosanitaire est réalisée lorsqu’en passant la main sur le sommet des lins, leur nombre est supérieur à 4.
· Récolte
- L’arrachage : Il intervient en général durant le mois de Juillet, lorsque les tiges de lin ont perdu leurs feuilles sur le tiers inférieur de leur longueur. L’arracheuse dépose le lin sur le sol en andains.
- Le rouissage : Il est destiné à provoquer la décomposition partielle des ciments qui lient les fibres entre elles et permet de séparer la fibre de l’écorce et du bois. Le lin reste en andain et il est souvent nécessaire de le retourner pour obtenir un rouissage homogène.
- Pressage-ramassage : Une fois rouis, le lin est enroulé en grosses balles rondes et rentré à l’abri avant d’être livré au teillage. Afin d’optimiser le stockage, le lin devra avoir une humidité inférieure à
· Le teillage
C’est un procédé mécanique qui, par broyage et battage de la paille, sépare les fibres textiles du bois et de l’écorce. Le broyage va briser la tige centrale en petits fragments appelés anas, alors que le battage éliminera ces anas de la filasse.
Les différents produits qui en sortent sont :
- les filasses: produits nobles servant à la confection de beaux tissus,
- les étoupes: fibres courtes pour des tissus plus grossiers,
- les anas : utilisés pour la fabrication de panneaux agglomérés, de litière pour chevaux ou encore comme couvre sol pour les massifs.
· La filature
C’est l’opération consistant à produire du fil à partir de la fibre de lin. Deux méthodes permettent d’arriver à ce résultat ; la filature au mouillé et la filature au sec. L’étape préliminaire consiste à diviser et épurer les faisceaux de fibres provenant du teillage, c’est le peignage.
La filature au mouillé emploie principalement les longs brins. Les rubans ainsi obtenus sont laminés et rendus le plus homogène possible. Cette opération est reproduite plusieurs fois et l’on exerce par la suite une légère torsion sur le ruban final. La mèche obtenue est étirée avant de subir à son tour une torsion.
La spécificité de ce type de filature provient du fait que la mèche est plongée dans l'eau chaude (60/70°C) avant d’être étirée, permettant ainsi une meilleure dissociation et un certain glissement. Ainsi, les fils sont fins, destinés à la fabrication de tissus de grande qualité.
La filature au sec, principalement utilisée pour les étoupes, emploie les mêmes procédés mais le ruban ne passe pas dans l’eau. Les fils ainsi obtenus sont plus gros et moins lisses, servant à la confection de tissus de moindre qualité.
· Le tissage
Il consiste à entrecroiser les fils disposés parallèlement en long (la chaîne) avec des fils disposés perpendiculairement (la trame). On obtient le tissu.
Le lin en quelques chiffres
- Production mondiale de lin teillé
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PAYS |
TONNAGE |
HECTARES |
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FRANCE |
136 500 |
81 500 |
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RUSSIE |
35 000 |
112 000 |
Linière de Bosc Nouvel S.A
VALMARTIN - 76690 LE BOCASSE - FRANCE
Tél. 02.35.32.03.71 - Fax 02.35.32.20.39
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